Indemnité carburant 2026 : qui peut en bénéficier et comment la demander ?
Un décret du 30 avril 2026, complété par une annonce gouvernementale du 21 mai, instaure une aide ponctuelle de 100 € pour les travailleurs qui utilisent leur véhicule personnel à des fins professionnelles et parcourent de longues distances. Elle est versée directement sur le compte bancaire du bénéficiaire, sur demande en ligne sur impots.gouv.fr, à partir du 27 mai 2026, jusqu’au 27 juillet 2026.
Pour en bénéficier : être domicilié en France, avoir un revenu fiscal de référence par part inférieur à 16 880 €, utiliser un véhicule thermique ou hybride non rechargeable, et parcourir plus de 15 km par trajet domicile-travail ou plus de 8 000 km par an dans le cadre de son activité professionnelle.
Plan de l’article.
- Contexte : pourquoi cette indemnité carburant en 2026 ?
- Qui est éligible ? Les conditions à remplir
- Quel montant et quelle modalité de versement ?
- Comment faire la demande sur impots.gouv.fr ?
- Quelles obligations de conservation des justificatifs ?
- Salariés, indépendants : quelles implications fiscales ?
- Récapitulatif en 5 points
- FAQ
1. Contexte : pourquoi cette indemnité carburant en 2026 ?
Face à la remontée des prix à la pompe observée en 2025-2026, le gouvernement a souhaité cibler les actifs les plus exposés : ceux qui n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur propre véhicule pour travailler. Ce sont les profils que l’on qualifie couramment de « grands rouleurs » : commerciaux itinérants, aides à domicile, artisans, professions libérales exerçant en zone rurale ou périurbaine.
Le dispositif est instauré par le Décret n° 2026-333 du 30 avril 2026, publié au Journal officiel. Il s’inscrit dans une logique de soutien ciblé au pouvoir d’achat, similaire aux précédentes indemnités carburant versées en 2022 et 2023. Il ne s’agit pas d’un crédit d’impôt ni d’une réduction, mais d’une aide directe versée en cash.
Initialement fixée à 50 €, cette aide a été doublée à 100 € lors de la conférence de presse du Premier ministre du 21 mai 2026, avec une prolongation de la période couverte : elle s’étend désormais d’avril à août 2026 (6 mois au lieu de 3).
À noter,
ce dispositif s’adresse exclusivement aux contribuables ayant perçu des revenus d’activité en 2024 (salaires, BIC, BNC ou bénéfices agricoles). Les retraités et les personnes sans revenu d’activité en sont donc exclus.
La loi de finances 2026 comporte d’autres mesures fiscales qui peuvent affecter votre situation.
Retrouvez notre analyse complète dans notre article sur les principales mesures fiscales de la LDF 2026.
2. Qui est éligible ? Les conditions à remplir
Le décret fixe un ensemble de conditions cumulatives. Il faut les remplir toutes pour prétendre à l’aide.
Conditions liées au contribuable
Conditions liées au véhicule et à l’usage
La condition de distance mérite attention : les 15 km par trajet s’apprécient dans un sens (et non aller-retour). Une personne habitant à 16 km de son lieu de travail est donc éligible sur ce critère, même si elle ne roule pas 8 000 km/an dans le cadre professionnel.
À noter,
les véhicules 100 % électriques et les hybrides rechargeables sont exclus du dispositif. Le décret cible explicitement les motorisations les plus sensibles à la hausse du prix du carburant.
3. Quel montant et quelle modalité de versement ?
Le montant de l’aide est fixe et unique : 100 € par bénéficiaire, quel que soit le nombre de kilomètres parcourus ou le prix du carburant.
Quelques précisions importantes :
Le montant de 100 € n’est pas indexé sur la consommation réelle de carburant. Il s’agit d’un forfait symbolique mais accessible sans justificatif de dépenses réelles.
4. Comment faire la demande sur impots.gouv.fr ?
La démarche est entièrement dématérialisée, et est disponible à partir du 27 mai 2026. Voici comment procéder :

1. Se connecter à son espace particulier sur impots.gouv.fr
2. Accéder à la rubrique dédiée à l’indemnité carburant
3. Renseigner les informations demandées et déclarer sur l’honneur remplir les conditions
4. Valider la demande
Le versement interviendra dans les jours suivant la demande, par virement bancaire sur le compte connu de la DGFiP. Aucune pièce justificative n’est à télécharger lors de la demande, mais elles devront être conservées (voir section suivante).
5. Quelles obligations de conservation des justificatifs ?
Même si aucune pièce n’est exigée au moment de la demande, le décret prévoit un droit de contrôle de l’administration.
Les bénéficiaires doivent conserver pendant 5 ans les documents justifiant qu’ils remplissaient bien les conditions, notamment :
En cas de contrôle, toute somme indûment perçue pourra être récupérée par l’administration, majorée de pénalités. Le décret ne précise pas le taux de majoration applicable mais les dispositions générales du livre des procédures fiscales s’appliquent.
Une bonne tenue des justificatifs kilométriques s’intègre plus largement dans la rigueur comptable quotidienne, un sujet central dans notre service de comptabilité connectée.
Récapitulatif en 5 points
FAQ
Oui, si chaque conjoint remplit individuellement les conditions (revenus d’activité, kilométrage, revenu fiscal de référence par part) et utilise un véhicule différent. En revanche, deux personnes ne peuvent pas bénéficier de l’aide pour un même véhicule.
Oui, à condition que vos revenus d’activité entrent dans la catégorie BIC ou BNC, que votre RFR par part soit inférieur ou égal à 16 880 € et que vous remplissiez les conditions de kilométrage.
Le décret précise que le véhicule doit être assuré et non endommagé, mais ne subordonne pas l’aide à une condition de propriété stricte. Cela dit, vous devrez être en mesure de justifier son usage professionnel lors d’un éventuel contrôle.
Le versement est conditionné à l’existence d’un compte bancaire connu de l’administration. Si vous n’en avez pas renseigné, il vous faudra mettre à jour vos coordonnées bancaires sur votre espace particulier impots.gouv.fr avant de faire votre demande.
Le décret n’interdit pas explicitement le cumul avec d’autres dispositifs (comme la prise en charge partielle des frais de transport en commun par l’employeur). L’aide reste un forfait ponctuel, distinct des mécanismes de remboursement de frais professionnels.
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